Bonjour,
Je viens vers vous car, à vrai dire, nous ne savons pas réellement qui contacter pour que ce qui nous est arrivé ne se reproduise plus et pour que cela ne passe pas dans les archives de la police uniquement...
Nous sommes une famille de cinq personnes vivant à Paris mais d'origine mancelle. Afin de ne pas être coupés de notre campagne, nos parents ont économisé plusieurs années afin de faire l'acquisition d'une maison à Brette les Pins, ville non loin du Mans dont notre oncle – Pierre Joly - a été le maire pendant de très nombreuses années.
Le dimanche 11 février 2007 va très certainement changer nos vies...
Effectivement, en fin d'après-midi, nous avons reçu un appel de nos voisins nous signalant que notre maison avait été visitée en notre absence. « Visitée », quel euphémisme !!! Elle a été vandalisée, fouillée, retournée et saccagée par une bande de jeunes (je dis 'jeunes' car j'ose espérer que des adultes ne seraient pas capables d'agir ainsi...).
Je ne sais pas si vous connaissez le film de Michaël Youn « Les 11 commandements » et plus précisément le passage où ils débarquent chez des particuliers pour transformer leur maison en piscine à mousse géante. Eh bien, c'est ce que des vandales ont tenté de faire chez nous ! Malheureusement, c'est toujours mieux à la télé et l'effet piscine est resté au stade de pédiluve. Ils ont cependant réussi à défoncer la porte, à tout inonder, à achever la chaudière, à tout mettre dans l'eau (livres, vêtements...). Ils ont passé le week end chez nous, dans nos lits, à fumer des clopes, à regarder la maison se remplir !!!
Comment peut-on concevoir un tel comportement ??? Comment peut-on traiter les gens, leurs affaires, leurs souvenirs avec autant de mépris ??? Quand les personnages publics réaliseront-ils que leurs idioties sont reproduites par les jeunes (et moins jeunes) ??? Eh oui, les particuliers du film de Youn ont été indemnisés, mais nous, qui va nous indemniser ? Les assurances ? Les dégâts ne seront jamais couverts entièrement et je ne vous parle pas de préjudice moral !
Nous pensions qu'à Brette les Pins nous pourrions échapper à la bêtise humaine, mais non ! Et maintenant, vous pensez que nous allons continuer à vivre tranquillement ? A l'idée de ne pas être dans notre maison continuellement, nous allons constamment imaginer que ces crétins peuvent revenir ! Et qui nous dit qu'ils ne viendront pas un jour où nous serons dans la maison ?! Nous n'allons quand même pas être obligés de transformer notre paisible maison en une résidence sous haute surveillance ! Nous n'allons pas non plus capituler devant un tel ramassis d'idiots ?!
Je vous écris donc afin de mettre en lumière ce « fait divers » qui résulte de la bêtise de certains personnages publics et également pour prévenir les gens que même quand vous habitez dans un hameau, vous n'êtes pas à l'abri du vandalisme. Pourquoi notre maison plus qu'une autre ? Parce que nous sommes parisiens de plaque d'immatriculation... Parce qu'ils ont bien étudié nos habitudes...Parce que les responsables communaux ne font pas leur travail... Sûrement pour ces trois raisons.
Je ne sais pas comment vous procédez mais je sollicite votre compassion afin que vous publiez un article sur ce qui nous est arrivé afin que de tels agissements ne se produisent plus, ni chez nous, ni ailleurs. La délinquance n'est pas un privilège de la grande ville et encore moins un apanage parisien. Sans la bienveillance de nos voisins, notre maison serait certainement encore en train de « pleurer ».
S'il vous plaît, ne prenez pas ce courrier pour une simple doléance mais comme une réelle souffrance, un réel problème de société. Je ne veux lancer aucun débat mais montrer à ces gens là que leur bêtise peut être rendue publique non pas pour mettre en exergue leurs agissements triomphaux mais pour montrer que cela n'arrive pas qu'aux autres, pas qu'en ville...
Merci de m'avoir lue et j'espère pouvoir très bientôt vous lire à mon tour !
Si votre intention est de publier ne serait-ce que quelques lignes sur ce qui nous est arrivé, merci de me faire parvenir un exemplaire du journal afin que je puisse continuer à faire de la prévention.
J'espère à bientôt dans vos colonnes.
Sincèrement,